She-Ra and the Princesses of Power

Dans les années 80, les dessins animés allaient (très) souvent de paire avec une ligne de jouets. She-Ra, c’était le spin-off « pour filles » des Maîtres de l’Univers (dont j’ai eu une collection assez touffue.)
Autant dire qu’entre une animation d’époque, une histoire facile et des personnages unidimensionnels, She-Ra partait pas bien, malgré des prémices – un personnage féminin fort – pas inintéressantes.

Paf, reboot en 2018. She-Ra après #MeToo, qu’es-ce que ça donne donc ?

Bon d’là.

L’animation, comme dans la majorité des cas chez Netflix, a été confiée à DreamWorks. Donc c’est beau, c’est fluide, c’est efficace, miam. Mais vachement rose et arc-en-ciel.

Mais ça ne fait pas tout.

J’ai pris une de ces baffes…

Ya tout dedans. Des héroïnes avec un vrai caractère et de vrais enjeux, un show qui passe très vraisemblablement le test de Bechdel, parce que la lutte contre la Horde, ça se fait pas comme ça.

Bon, allons-y calmement.

Adora / She-Ra, pour commencer (léger divulgâchage du premier épisode) : soldat de la Horde, elle découvre ce que fait son camp au reste du monde en même temps que son statut d’élue. Elle doit remettre en question toute son éducation, obtenir et mériter la confiance de l’alliance rebelle, apprendre à utiliser puis maîtriser les pouvoirs de She-Ra (princesse de la protection)… c’est beaucoup en une seule saison (de 13 épisodes)
Et puis… il y a son design. Adora est une adolescente. She-Ra est une guerrière de huit pieds, soient deux mètres quarante, de haut. Elle n’est PAS fine. Je pense en particulier à ses chevilles et ses jambes, qui sont franchement musclées… ce qui est raccord avec sa force surhumaine.

Glimmer (Scintilla en vf) possède également un physique marqué : elle est beaucoup plus ronde (il est toutefois expliqué qu’elle prenait son physique du côté de son père), surtout comparée à une princesse comme Mermista… Il y a un côté inclusif très présent dans cette série. J’aime bien.
Ajoutons Bow, un noir, qui est le cœur de l’équipe : il remonte le moral de ses amis, est toujours dans la bienveillance, essaie autant que possible … cœur qu’il porte en ornement un peu partout (y compris sur ses semelles). Et oui, surprise, c’est un archer. Et question inclusion, il a été élevé par deux pères…

Ajoutons à cela la relation entre Catra et Adora, complètement pervertie par Shadow Weaver (qui est un exemple de parent abusif). Cette relation évolue épisode après épisode, partant de l’amour entre deux sœurs pour arriver au point où Catra haït profondément Adora et Adora se désole d’avoir perdu Catra…

Clairement, c’est LGBT friendly. C’est même revendiqué (Netossa et Spinnerela sont ensemble, mais bon, comme on ne les voit pour ainsi dire que dans le dernier épisode…

Du coup, je me suis infusé les épisodes à toute vitesse. À raison de vingt minutes chacun, ça se fait bien.

Et si vous vous posez la question, j’attends la saison 2, parce que j’ai trouvé que c’était d’la bonne came. Voilà.

Bon, c’est peut être un poil trop rose avec des arcs-en-ciel…

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2 commentaires pour She-Ra and the Princesses of Power

  1. Yes Bonne Année. Moi aussi j’ai beaucoup aimé la série je trouve ton analyse très bonne

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