Compte-rendu de partie : Cœur de Dréanne ép 5

J’ai mis beaucoup de temps à (re)taper ce compte-rendu ; beaucoup trop. Mais c’est loin d’être la seule chose qui est en retard dans mes passions…

Si vous avez raté l’épisode 4, il est .


Sombres Cristaux – Épisode Cinq

Les Brumes Tralames

Nous avions laissé notre équipe à l’entrée de la vallée du Duyrne. Dès leur entrée dans la vallée, avant même les formalités douanières, les émanations toxiques locales font sentir leurs effets délétères… Kopynard, Zoryna et Erkatul sont pris d’une toux assez violente. Leur prisonnier, finalement baptisé Luciole Molle Les âcres fumées des usines et laboratoires leur sont particulièrement désagréables. Kyriliel résout le problème en découpant sa cape puis enchante les morceaux de tissu afin d’en faire autant de filtres à particules.
Ils passeront ensuite la douane sans encombre, leurs prérogatives étant suffisamment importantes et une enquête étant en cours. Le responsable les aiguillera vers le poste de police le plus proche où se trouvent les archives des registres de passage de la porte de Pagyrande. En examinant ceux-ci, ils remarqueront le passage de la Compagnie du Bras Ardent, ou plutôt ses passages : il y a plusieurs mois, l’effectif complet est entré. Deux mois plus tard, le groupe de combat auquel appartenait Luciole est le seul sorti.
Laissant leur « invité » aux bons soins des geôles locales, le groupe part passer la nuit dans une auberge.
Le lendemain matin, ils iront voir Luciole afin que celui-ci communie avec Ioucouncoun pour que celui-ci révèle l’emplacement des autres idoles. Une communication télépathique plus tard, il leur dira qu’Ioucouncoun estime que « trois idoles sont plus loin en suivant une laie et deux autres à deux nodes de distance ». K’lamy en déduira que ça peut être n’importe où en sautant d’une node à l’autre… mais que la laie en question peut suivre le Duyrne. En pressant l’interrogatoire, Luciole expliquera que sa compagnie avait suivi le Duyrne jusqu’à Naxyr, puis que la moitié en était redescendue jusqu’à Vényzeule en escorte et que son groupe était reparti pour « faire des courses »… Les PJs décident alors de prendre le bateau-bus pour se rendre à Vényzeule.

Le bateau-bus est en fait une sorte de péniche dotée de roues à aubes, donc un bateau mû par un système de machine à vapeur. Ajoutons à cela les nombreux aménagements du Duyrne et al remontée du fleuve est aisée, surtout grâce aux nombreuses écluses, faisant du Duyrne un lieu unique sur Crysalys, pour l’émerveillement des personnages… sauf K’lamy qui se réfugie au fin fond du sac de Kopynard, arguant qu’il y a BEAUCOUP trop d’eau autour d’eux et que c’est DANGEREUX, non mais ça va pas, bande d’aquaphiles pathologiques.
L’équipe en profite pour évoquer le rapport rédiger pour leur hiérarchie ; Kiryliel en profite pour mentionner que

Vous savez, monsieur Kopynard, ça serait mieux de ne pas conclure les rapports par « bisous bisous bisous ».

Ils seront également les témoins privilégiés mais lointains des essais d’une sorte de chariot sur lequel est juchée une chaudière. Essais peu fructueux : l’engin explosera lamentablement…

Ils feront une étape par Brigontour, capitale administrative de la Vallée. Les bâtiments luxueux sont la moindre des découvertes : les gardes locaux, bien visibles une fois le bateau à quai, sont tous équipés de pistolets du dernier cri : entre la détente et le canon se situe une protubérance encore jamais vue en-dehors de cette enclave… Nos héros ne s’arrêteront toutefois pas pour faire du tourisme et restent à bord.

Arrêt suivant, Vényzeule.

Cette étape est très nettement moins agréable : cette cité-usine est une véritable monstruosité architecturale et industrielle. Habitats, commerces, usines, administrations sont imbriqués dans cet immense bloc autant taillé dans la roche que manufacturé… Plusieurs immenses cheminées vomissent une épaisse fumée noirâtre qui redescend doucement jusqu’au niveau le plus bas de cet unique bâtiment cubique, le niveau des docks où s’agitent nombre de Serliens.
K’lamy est immédiatement frappée par l’ambiance des lieux : morose, corrompue, vile ; cela lui évoque tout de suite la présence d’esprits plutôt redoutés les Lamproies, qui se repaissent de l’esprit des morts sitôt que ceux-ci passent de vie à trépas.
Spontanément, Zoryna et Erkatul partent mener une enquête de terrain ; ils apprendront assez vite que le Bras Ardent a souvent été vu dans le bloc 33 45 52. Cette information est reçue dans un premier temps avec désappointement, avant qu’ils ne réalisent que la ville est organisée selon un système orthogonal.
Le groupe se rend sur place… prudemment. K’lamy notera en chemin les nombreux coins où se cacher afin de tendre une embuscade, mais remarquera surtout le bruit ambiant, assourdissant et permanent, de marteaux s’abattant sur du métal, de chaudières sifflantes, de l’incessant ronflement des combustibles de celles-ci, des cris des ouvriers se hélant d’un poste à un autre… Euphranor, le guide spirituel de Symus, lui confiera son malaise ; K’lamy verra dans les lieux et la misère des gens un terrain fertile pour les Lamproies spirituelles.

Nos enquêteurs de la Rose d’Améthyste et leur associée, arrivant dans le bloc indiqué, remarqueront très vite une incongruité dans ce qui est un labyrinthe pour le non-initié : un garde Minérien devant un petit bâtiment. Afin de faire les choses discrètement, K’lamy tente de l’assommer à l’aide d’un tir de fronde ajusté : si la tempe est bien touchée, c’est son casque, léger mais présent, qui prend le gros du choc. Le garde se retourne pour voir Kopynard lui foncer dessus. Il aura à peine le temps de s’écrier « hein ? Quoi ? » que le poing du Fenrige s’abat sur son bouclier, instinctivement levé.
Bilan du choc : un blessé critique, dont la cage thoracique a été enfoncée par l’avant-bras de son propriétaire, bras lui-même fracturé par un morceau de bouclier… et un blessé sérieux : Kopynard s’est broyé les phalanges contre de l’acier… Un sort de soin plus tard et notre Fenrige est à nouveau opérationnel. K’lamy en profite pour relier l’équipe télépathiquement : Kyriliel réduit la taille de Kopynard afin que celui-ci puisse entrer.

Erkatul et K’lamy, dans une manœuvre d’encerclement de l’adversaire, investissent l’étage en passant par une fenêtre. Ils y trouvent deux mercenaires au repos qui jouent aux cartes. C’est quand ces derniers repèrent l’Animorphe que leurs ennuis commencent : les carreaux que Kyriliel a enchantés montreront leur efficacité en faisant exploser le thorax de l’un ; l’autre se faisant perforer un œil puis le cerveau par une bille de fronde « subtilement » placée. K’lamy lancera aussi vite que possible
Pendant ce temps-là, Kopynard défonce la porte d’entrée, assommant le Sunérien situé derrière. Symus entre et ordonne aux présents de tout cesser car ils sont en état d’arrestation… Ce qui fonctionne.

Presque.

Presque, car l’officier de la Rose d’Améthyste a juste le temps de voir ce qui se trame : un atelier de (fausse) monnaie, une Tralame s’occupant de la frappe , une poignée de Minériens rangeant les sacs de pièces, un Sunérien à la manutention et un Artinite à l’inventaire. Zoryna, étrennant ses capacités en Temporème, se faufile et se précipite vers l’arrière de l’atelier pour détruire l’idole de Ioucouncoun présente sur les lieux. Un rugissement se fait entendre : le Sunérien assommé a repris conscience… si tant est que le passage en Bête hurlante constitue un retour à la conscience !
Il se précipite sur la menace la plus évidente, Symus – Kopynard faisant la moitié de sa taille normale, c’est le légat qui représente le danger le plus immédiat. Malgré un violent coup au crâne, le forcené jette Symus au sol en hurlant. Kopynard le dégagera d’un grand coup de marteau dans la hanche (la fracturant au passage), Symus et son paquet continuant de se taper sans réel effet l’un sur l’autre. Pendant ce temps, Zoryna continuera – et finira – son œuvre iconoclaste.

Une fois tout ce petit monde attaché, les questions démarrent… à commencer par « qui est responsable ici ? » : les doigts se tendront en direction de l’Artinite. La Tralame, elle, remerciera les enquêteurs : « ouf, j’espérais attirer votre attention. »


Fin de la séance…


L’épisode 6 est par .

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2 commentaires pour Compte-rendu de partie : Cœur de Dréanne ép 5

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