Joy

Joy Mangano, depuis toute petite, a toujours créé des choses – allant de l’invention pratique à la ferme en papier. Le chemin vers la commercialisation d’un balai espagnol auto-essoreur sera semé d’embûches… à commencer par celles posée par sa propre famille.

Troisième collaboration entre David O. Russell à la réalisation et Jennifer Lawrence et Bradley Cooper au casting, seconde fois où ce trio est rejoint par Robert de Niro… autant dire que les acteurs sont dans un petit cocon familial. Pas bien grave…

Techniquement…. Bah, ça va. Rien de bien ébouriffant, n’était la tendance marquée de Russell à faire tourner la caméra autour de son sujet (généralement Joy / Jennifer Lawrence) quand il est en proie au doute.

Par contre, les acteurs… Ben ça dépote. Jennifer Lawrence tient le film de bout en bout ; De Niro est parfait en père inquiet pour sa fille – d’ailleurs, il y a beaucoup à dire sur son personnage… Cooper joue un personnage pivot dans l’action mais extrêmement secondaire en temps d’écran. Le reste dues acteurs est à l’avenant… J’ai beaucoup apprécié de voir Jimmy Jean-Louis – je le soupçonne (malheureusement) d’être plus connu pour son rôle du Haïtien dans Heroes. Mais ça fait toujours plaisir d’entendre un accent français authentique dans une VO étatsunienne… Français d’Haïti, m’enfin bon, je ne chipoterai pas.

Brèfle.

J’ai beaucoup apprécié le manifeste féministe de l’ensemble : Joy demande, en tout, à être traitée en égale avec les hommes, puisqu’elle fait les mêmes choses qu’eux… Le contraste avec son père qui lui a « donné confiance, mis dans la tête qu’elle pouvait accéder à une meilleure position » est saisissant. De même, son opposition avec sa demi-sœur (qui est la fifille à son papa, mais qui ne l’hébergera pas si le besoin s’en fait sentir…), la brune vs la blonde, est faite de jalousies et de mesquineries où la différence de vision de la vie est fondamentale.

Et puis, beeeeen… la performance de Lawrence, quoi. UN appeau à Oscar – elle est nommée pour les 88ème, catégorie meilleure actrice… Bon, en face, il y a (entre autres) Cate Blanchett, mais à 26 ans, elle a été nommée 4 fois pour l’oscar de la meilleure actrice (2011, 2013, 2014, 2016)… Ça pose un peu quand même. Je pense que Jennifer Lawrence marquera la première moitié du XXIème siècle et probablement une bonne partie de la seconde…

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Un commentaire pour Joy

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