13 novembre 2015

Être témoin de la soirée de vendredi n’a pas été simple. J’ai été alerté par un sms me demandant si ma compagne et moi allions bien – du coup, j’ai jeté un œil à Twitter, qui est un outil fort efficace pour prendre le pouls du monde occidental.

Et là, berdel de morde.

Le nombre de morts qui augmente régulièrement. Des gens qui cherchent un abri. Des réactions à chaud (c’en est une). Des doigts qui pointent, des personnalités politiques qui s’expriment, déclarent arrêter leur campagne politique (ce qui en soi constitue un acte de campagne…), des menaces, des revendications, des imprécations, mais surtout une question : pourquoi ?

Pour moi, depuis mon petit bout de lorgnette, ce sont des fanatiques qui s’en prennent à un mode de vie qu’ils ne tolèrent pas dans le but immonde d’accroître la haine contre ceux qu’ils appellent « frères » afin que ces derniers rejoignent leurs rangs.
Et depuis le même petit bout de lorgnette, je me dis « je savais que ça arriverait ». Depuis que le plan vigipirate a été instauré il y a (un peu plus de) vingt ans, à chaque fois que ej vois des militaires armés dans une gare, je me dis « ça peut péter » (ne serait-ce que parce qu’un soldat peut péter un plomb). À chaque fois que j’ai pris le métro, les transports en commun, je me suis dit « ça peut péter ». Sur le coup, je n’ai pas eu peur, j’en suis seulement resté atterré. J’ai cyniquement ri, parce que l’humour noir, le sarcasme, l’ironie font partie de mes défenses. « Allez les bleus » au moment de l’assaut de la BRI au Bataclan m’a fait hystériquement glousser. Sur Fessebouc, j’ai enchaîné les jeux de mots horribles sur le statut d’un copain métalleux qui en avait lancé un pour lui-même pouvoir tenir.

Aujourd’hui… Je lis les témoignages et cela m’attriste. Je lis la rage et elle m’attriste. Je vois des gens prêts à prendre les armes si leur famille est touchée – et je ne cautionne pas ceci.

J’espère de la justice, alors qu’au tour de moi les appels à la vengeance, grondant en janvier, se font plus insistants.
Une guerre civile se déclenchera. J’espérais qu’elle fût entre fascistes et antifas ; je crains qu’elle ne devienne une guerre de religions.
Les musulmans vont être regardés de travers – alors qu’ils ne sont pas moins victimes. Les attentats de Beyrouth ne sont pas moins horribles ; celui de Bagdad, pendant des funérailles, bordel de merde, DES FUNÉRAILLES, me dégoûte même plus.

Le monde entier va avoir besoin de respect, de tolérance, de bienveillance. En sommes-nous, collectivement, encore capables ?

J’ai de la chance : mes amis vivant à Paris n’ont rien. C’est cool. Moi même, je vis à trente bornes des lieux des événements, donc plutôt pas trop exposé.

Pendant ce temps-là, j’ai deux batailles de mes Salamanders à débriefer – une à 1500 points, une autre à 4500 (3 armées à 1500 versus 2 à 2250), mais la même liste. Ironie, quand tu nous tiens : les Space Marines sont quand même des moines-soldats fanatiques… je retarderai la chose.

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2 commentaires pour 13 novembre 2015

  1. Corben dit :

    Sans commentaire (dans le bon sens du terme..), mes proches sur la capital sont indemnes également.

    une pensée aux victimes et aux proches…

    Passons aux sujets plus légé ^^ à quand les CR de parties ??

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